Les 33 sites présentés et conseillés par Alsace-Crète sont une approche non exhaustive -la Crète est une île que des auteurs comme Nikos Kazantzaki et Jacques Lacarrière considéraient comme un « continent » – et surtout subjective.

Un choix assumé pour privilégier l’authenticité. Le lecteur ne trouvera donc pas parmi les 33 sites incontournables de Crète le palais de Cnossos, Agios Nikolaos, l’ilot de Spinalonga, la gorge de Samaria, la plage d’Elafonissi…  Par contre, il trouvera des palais minoens comme ceux de Malia et Phaestos, des monastères et petites églises, des villes comme Archanès, des petits villages comme Sivas, Kavousi ou Anogia…

Et si le lecteur veut en savoir plus, même sur les lieux qui n’ont délibérément pas été sélectionnés et privilégiés, il peut aller sur le site de l’association Alsace-Crète (alsace-crete.eu) et plus particulièrement sur le Carnet de voyage en Crète ouvert aux seuls membres de l’association.

Remarque : ce document est illustré de photos de membres de l’association Alsace-Crète

A HERAKLION ET DANS SA REGION

Le musée archéologique d’Heraklion.

Un des plus beaux et des plus fréquentés de Grèce. Son originalité: y sont rassemblés tous les trésors archéologiques du néolithique à la période romaine trouvés au 20ème siècle en Crète.

Musée archéologique (photo C. Blaess)

 

Le musée historique.

Pour bien comprendre la Crète et Héraklion et leur histoire depuis la première période byzantine (330 ap. J.-C.), la visite du Musée historique vaut le détour.

Musée historique (photo B.Diette)

 

Le Koulès.

La forteresse qui s’avance dans la mer, construite au 13ème siècle par les Vénitiens sur l’emplacement d’un bâtiment arabe du 9ème siècle et d’une autre forteresse d’époque byzantine. C’est aujourd’hui un lieu d’exposition et de représentations théâtrales.

Notre conseil : allez siroter en face un café sur la terrasse de la Marina

Koulès (photo J-C Lambert)

 

L’église d’Agia Katherina et son exposition d’icônes.

Cette église du 16ème siècle est propriété du monastère de Sainte-Catherine du Sinaï. Aujourd’hui, c’est un musée d’art religieux avec six icônes de Michaelis Damaskinos, le maître d’El Gréco.

Sainte Catherine du Sinaï (photo R. Trautmann)

 

La basilique de Saint Tite.

Dans ce lieu est conservé le crâne du disciple de Paul. Une église plusieurs fois détruite ou transformée en mosquée, décorée par le peintre crétois Markoyannakis.

Sainte Tite (photo J-C Lambert)

 

La fontaine Morosini et ses terrasses.

La place Saint-Marc de Venise en miniature. S’y dressaient le palais ducal, aujourd’hui disparu, et la basilique Saint Marc. Entre 1627 et 1628, le gouverneur Morosini y fit construire un aqueduc de quinze kilomètres qui captait l’eau sur la pente du mont Youktas et la conduisait jusqu’au centre de la ville.

Notre conseil : dégustez-y une bougatsa, la spécialité de la place.

Leondaria (photo M.Bouffier)

 

Archanès.

Un gros bourg viticole au pied du Mont Youktas, avec ses belles maisons et sa jolie place et ses restaurants.

Terasses d’Archanes (photo J-C Schwendemann)

 

Le Mont Youktas.

Une belle randonnée de 3 h aller-retour d’Heraklion (il est possible aussi d’y monter en voiture) avec au bout un panorama exceptionnel sur la région d’Heraklion.

Mont Youktas (source Wikipedia)

 

Myrtia-Varvaroi

Dans ce village se trouve le musée Nikos Kazantzaki, le plus grand écrivain grec du 20ème siècle, auteur entre autres du roman Alexis Zorba.

« Dans un espace où alternent l’ombre et la lumière, il offre à ses visiteurs un fascinant voyage dans la vie et dans les pensées de l’écrivain, à travers ses lettres et ses carnets, ses objets personnels, les souvenirs glanés durant ses pérégrinations, grâce également à des documents photographiques ou audiovisuels rares, et à des œuvres d’art inspirés par son univers littéraire » 

Myrtia-Varvaroi ( photo M. Bouffier)

 

EN ALLANT VERS AGIOS NIKOLAOS

 

Malia.

Son palais minoen fouillé par l’École française d’Athènes depuis 1924. Un site habité dès la fin du 3e millénaire. S’y succédèrent un premier palais vers 1900 puis un second vers1650, abandonné vers 1450 av. J.-C. Fait remarquable : à Malia, comme à Phaestos, les archéologues ne restaurent pas ; ils conservent les ruines en évitant les hypothèses.

La pierre à cupules de Malia (photo J-C Schwendemann)

 

L’église de la Panagia Gouverniotisa.

Sur la route de Kastelli. Fondée en 961 et ornée de fresques d’une grande valeur artistique – une « Bible ouverte » datées du troisième quart du 14ème siècle.

La Panagia Gouverniotisa (photo J-C Schwendemann)

 

DANS LA REGION D’AGIOS NIKOLAOS

 

Kritsa.

La chapelle de la Panagia Kéra (13e-14e siècle) dont les trois nefs sont couvertes de fresques, récemment restaurées.

Kritsa la Panagia i Kéra (photo J-C Schwendemann)

 

Lato.

Son site dorien (VIIe siècle av. J.-C.) dont les ruines visibles aujourd’hui datent des Ve et IVe siècles av. J.-C.

La cité de Lato (photo J-C Schwendemann)

 

Kroustas.

Sa forêt « primitive ». L’une des plus anciennes forêts de Crète, habitée et exploitée il y a environ 4000 ans.

Notre conseil : laissez la voiture au milieu de la forêt et empruntez un des nombreux chemins aménagés

La forêt de Kroustas (photo J-C Schwendemann)

 

EN ALLANT VERS SITIA

Gournia.

Une ville très importante dans l’Antiquité (vers 1600 av. J.-C., à l’époque des seconds palais). Sa fouille systématique a permis un témoignage extraordinaire sur la vie quotidienne des Crétois de cette époque.

Gournia (photo C. Blaess)

 

Kavousi.

Sans doute l’un des endroits les plus attachants et les plus intéressants de Crète du fait de sa proximité de la mer et de la montagne. Un paradis aussi pour les randonneurs. À voir : son olivier de 3250 ans (il pourrait être un de plus vieux d’Europe), son sentier botanique avec ses 48 plantes au-dessus de la gorge de Messonas et ses 14 églises byzantines dont la plupart datent des 14e et 15e siècles.

L’olivier de Kavousi (photo B. Jouffret)

 

DANS LA REGION DE SITIA

Sitia.

« La blanche », une ville paisible où il fait bon flâner au bord de la mer.  Une cité importante dès l’époque minoenne et qui se développa aux périodes romaine, arabe, byzantine et vénitienne.

Notre conseil : allez vous asseoir dans l’un des cafés sur le front de mer et visitez le petit musée.

Sitia (photo B. Jouffret)

 

Toplou.

Son monastère et la magnifique icône de Ioannis Kornaros datée de 1765

Notre conseil : testez vos connaissances de l’Ancien Testament en essayant de reconnaître les scènes décrites sur l’icône de Ioannis Kornaros.

Toplou L’icône de Kornaros (photo J-C Schwendemann)

 

Zakro.

La vallée des morts (randonnée d’environ 3 h aller-retour) et le palais minoen de Kato Zakro construit entre 1700 et 1600 av. J.-C. qui atteignit son apogée en jouant un rôle commercial très important dans la partie orientale de la Méditerranée et particulièrement avec l’Égypte, la Syrie et l’Afrique.

Zakro (photo B. Jouffret)

 

DANS LA PLAINE DE LA MESSARA

Gortyne.

La capitale romaine, un site souvent méconnu, et pourtant… c’est ici que Zeus se serait uni à la jeune princesse Europe pour donner naissance à Minos et c’est ici qu’ont été trouvés les Lois de Gortyne ; ce code de lois daté entre 480 et 450 av. J.-C. est le plus ancien d’Europe.

Les lois de Gortyne (photo M. Bouffier)

 

Phaestos.

Son palais minoen, sans doute le plus beau et le plus authentique, dans un site exceptionnel face au Mont Ida.

Phaestos (photo C. Blaess)

 

SIVAS ET SA REGION

Sivas.

Classé « village traditionnel protégé » en 1979, Sivas vaut le détour pour ses maisons bien restaurées et son environnement : le monastère d’Odigitria et la gorge d’Agio Farago (une randonnée facile d’1h15 avec au bout une belle petite plage).

Sivas au pied du Psiloritis (photo J-C Schwendemann)

 

Le monastère d’Apezanès.

Construit au milieu du massif des Asterousia entre les villages de Pompia et Pigaïdakia. Un paysage propice au recueillement et à la prière.

 

Le monastère d’Apézanès (photo J-C Schwendemann)

 

Vori.

Son musée d’ethnologie crétoise, créé en 1973 par l’association culturelle de la Messara et affilié à un centre de recherches ethnologiques, auquel a été décernée en 1992 une mention spéciale du Conseil de l’Europe dans le cadre de l’attribution du Prix du meilleur musée européen. Y sont exposés des objets traditionnels crétois marqués par l’influence antique (poteries surtout) mais aussi par l’influence byzantine (tissages, mobilier, ferronnerie…).

Des céramiques du musée de Vori (photo B. Jouffret)

 

LA REGION DE RETHYMNON

Rethymnon.

La vieille ville avec son port, sa forteresse, ses vieilles ruelles, ses minarets, ses maisons vénitiennes et turques.

 

Rethymnon (photo B. Jouffret)

 

Le monastère d’Arkadi.

Haut-lieu de la résistance crétoise contre l’occupant ottoman : le 9 novembre 1866, 964 hommes, femmes et enfants assiégés s’y immolèrent pour la liberté de la Crète.

Arkadi (photo B. Jouffret)

 

Eleutherna.

Son musée et son site archéologique d’Orthi Petra daté entre 900 av. J.-C. et la fin du VIe ou le début du Ve siècle avant J.-C.

Le musée de l’ancienne Eleutherna (photo J-C Schwendemann)

 

Anogia.

Un village de bergers au pied du Mont Ida, patrie du célèbre musicien Nikos Xylouris.

Notre conseil : montez en voiture sur le plateau de la Nida (17 km).

Maison de Nikos Xilouris (source Wikimedia commons)

 

LA REGION DE LA CANEE (CHANIA)

Chania.

Ses vieux quartiers (Splantzia et Topanas) et ses deux ports, ses églises, son nouveau musée, ses tavernes…

Notre conseil : si vous aimez les quartiers paisibles et traditionnels, ne manquez pas de vous promener dans le quartier Topanas au-dessus de l’ancien port.

Chania et son phare (photo B. Jouffret)

 

La presqu’île d’Akrotiri. 

Ses trois monastères : Agia Triada, Gouverneto et Katholiko auquel on accède par un sentier en 45 minutes

Akrotiri Monastère katholiko (photo J-C Schwendemann)

 

 

Kolymbari.

Le monastère de Gonia et son musée qui possède une des collections d’icônes les plus riches de l’île.

Kolymbari Le monastère de Gonia (photo J-C Schwendemann)

 

L’EXTREME OUEST

Phalasarna.

Sa plage et son site romain

Phalasarna (photo B. Jouffret)

 

Gramvousa et la baie de Balos.

Esthétiquement, c’est sans doute l’un des plus beaux sites de Crète

Notre conseil : pour éviter la foule allez-y tôt en voiture jusqu’au bout de la presqu’île avant de descendre dans la baie à pied (randonnée facile de 1h15 aller-retour).

Gramvousa (photo A. Laurot)