« Quelle joie pour l’homme à qui il a été donné de voguer sur les eaux de la mer Égée. Ce monde réserve bien des joies… mais fendre les flots de cette mer-là en murmurant le nom de chaque île, pendant ces jours cléments de l’automne, je ne crois pas qu’il existe une joie plus capable d’ouvrir au cœur de l’homme les portes du paradis. Nulle part ailleurs on ne quitte plus aisément, aussi sereinement, le réel pour le songe. » (Nikos KAZANTZAKI dans Alexis Zorba)

Notre parcours

Samedi 13 septembre

Nous nous retrouvons tous les trois à la gare de Strasbourg pour prendre le train de 8h50 pour Bâle où nous arrivons à 10h08 ; cela nous laisse largement le temps de prendre un café derrière la cafétéria du Migros de la gare avant de repartir (pas donné le café en francs suisses !).

À 11h06, notre train s’élance vers Milan. Nous pouvons tranquillement savourer le pique-nique que nous partageons tout en admirant les paysages de montagnes et de lacs de Suisse et du Nord de l’Italie. Nous arrivons à la gare centrale de Milan à 15h50, une gare qui mérite le détour tout comme son marché central et ses boutiques : charcuteries, pâtisseries, bistrots… et où nous avons le temps de boire un verre (de limonade !).

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons le train à 17h30 en direction d’Ancône où nous arrivons à 20h31.

Un court trajet en taxi nous permet de rejoindre notre hébergement, le B&B Trestelle, situé près du centre-ville et du port. Nous rencontrons une charmante hôtesse et découvrons un logement (2 chambres + une petite cuisine / salle à manger) hyper propre et très bien équipé (il y a même un endroit pour poser son téléphone portable à côté des toilettes !).

Un petit tour en ville nous conduit vers la Piazza Cavour où se déroule une fête de la bière (si, si !) : de nombreux stands, beaucoup de monde, de la musique… Nous trouvons un petit coin tranquille au bout de la place, le Barangolo, où nous goûtons une spécialité locale : la saccoccia. Pour digérer, quoi de mieux qu’une petite marche jusqu’à la mer par le Corso Giuseppe Garibaldi et une bonne glace italienne ?

Dimanche 14 septembre

Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous avons prévu d’aller chercher nos billets pour le ferry dans les bureaux d’Attica Group, situés dans la partie sud du port, assez loin de l’embarcadère qui lui se trouve au pied du centre-ville. En effet, quand on utilise un pass interrail, l’enregistrement en ligne n’est pas suffisant pour les ferrys internationaux ; il faut récupérer un billet physique.

Nous décidons de nous y rendre à pied, même si c’est assez loin (on peut aussi prendre la navette gratuite qui y va). Nous traversons un centre-ville en pleine effervescence à l’occasion de la fête du sport (toutes sortes d’activités sont présentées sur les places et le long des rues). Nous en profitons pour faire un tour du côté du Mole Vanvitelliana, un fort de forme pentagonale transformé en centre culturel et en musée. Nous y découvrons un magnifique café littéraire qui nous donne envie de nous installer le temps d’un apéro.

Une fois nos billets récupérés, nous nous attaquons à la montée vers la Cathédrale Saint-Cyriaque et son dôme du XIIIème siècle située au-dessus de la ville. Nous parcourons des rues bordées de magnifiques bâtiments, gravissons de nombreuses marches pour atteindre notre but : effort largement récompensé !

Il est ensuite l’heure de manger rapidement un morceau, de récupérer nos bagages, puis de nous rendre sur le port (à 8-10 minutes à pied de notre logement) et de monter sur le ferry qui va nous emmener en Grèce lors d’une traversée de 23h.

Nous partons finalement avec près d’1h30 de retard (le départ était prévu à 17h30) au moment du coucher du soleil. Des instants magiques : les reflets du soleil sur les nuages se transforment en un immense et magnifique tableau.

Après un dîner assez léger, nous rejoignons nos cabines ‘genrées’ avec douches pour une bonne nuit en mer. Dans notre pass interrail îles grecques 1ère classe, sur les trajets internationaux, est incluse une place en cabine de 4. Mais parfois la bonne surprise est qu’elles ne sont pas complètes ; il peut aussi arriver qu’il ne reste aucune place en cabine !

 

Lundi 15 septembre

Après le petit déjeuner (un peu onéreux comparé au prix du dîner de la veille), nous nous installons tranquillement dans des fauteuils avec vue sur la mer et vaquons à diverses occupations tout en essayant d’identifier les côtes que nous longeons, avec, entre autres, les îles ioniennes. Après l’escale à Igoumenitsa où les camions turcs quittent le bateau, il reste quelques heures de navigation avant d’arriver au port de Patras situé un peu au sud de la ville.

Là aussi, c’est en taxi que nous rejoignons le Galaxy City Center Hotel, situé au centre-ville : deux belles chambres au 7ème étage et un balcon avec vue sur la mer. En soirée, nous allons à la découverte de la ville haute accessible par 3 magnifiques grands escaliers. Malheureusement, il est trop tard pour visiter le Château et l’Odéon est toujours en travaux (il l’était déjà l’année dernière !). Il ne nous reste donc plus qu’à prendre l’apéro sur la toiture terrasse d’un bien sympathique bar, le Banana Moon. Nous dînons un peu plus loin au Chasomeri : les ‘boulettes’ de courgettes, les aubergines au fromage, l’omelette… tout comme la salade grecque étaient copieux et excellents. Pour finir en beauté, nous n’avons pas résisté à une petite glace chez Caravel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 16 septembre

Après avoir pris le petit déjeuner sur la terrasse de l’hôtel, nous retrouvons Manolis, un jeune musicien grec que Dominique a rencontré l’année dernière et partageons un chouette moment avec lui au Makina cafe, café qui témoigne du foisonnement de cette ville universitaire. D’excellents gâteaux, dont un délicieux basque au fromage et des pancakes salées ou sucrées y sont servis ; une version à emporter dans une box en carton s’avère très pratique pour la suite du voyage.

Après quelques emplettes (les superettes et vendeurs de fruits et légumes semblent regroupés dans la rue de Corinthe – Odos Korinthou -) pour le déjeuner (que nous prendrons dans le train), il est l’heure de rejoindre la gare où nous prenons nos billets, compris dans le forfait, au guichet en marbre. À la suite d’un éboulement sur la voie, le train est remplacé – de manière certainement définitive – par un très confortable bus qui part à 14h25 pour Kiato où nous prenons le train pour le Pirée.

L’immense port est situé à côté de la gare. Une navette gratuite permet de rejoindre les différents bateaux qui partent tous autour de 21h.

Mercredi 17 septembre

Pour cette traversée, il n’y a pas de cabine prévue dans le forfait. Donc soit on trouve un coin tranquille sur un fauteuil ou un canapé (prévoir un petit coussin et une couverture) ou il est possible de négocier une cabine à la réception, une fois le bateau ayant quitté le port. L’arrivée en Crète a lieu aux environs de 6h, pour un magnifique lever du soleil suivi d’un petit déjeuner sur le port, à Chania pour Dominique et Manou et à Héraklion pour Michelle.

 

En guise de conclusion
Notre voyage de 4 jours nous a permis de prendre notre temps, de découvrir deux villes très intéressantes, de goûter aux spécialités locales et aussi de partager de très bons moments : une magnifique expérience à renouveler à l’occasion d’autres voyages.

Notre suggestion : Ancône et Patras sont des villes où il y a énormément de choses à découvrir et qui méritent vraiment le détour. Cela vaut la peine d’y passer plus qu’une nuit !

 

Notre budget
·         Transport : 215 € (train entre Strasbourg et Ancône) + 199 € (Pass interrail Iles grecques) = 414 €, un tarif comparable à celui d’un A/R en avion avec un billet pris assez longtemps à l’avance.

Le tarif varie un peu en fonction du moment de l’achat des billets.

·         Hébergement (2 nuitées) : moins de 100 euros

·         Autres frais : cabine ferry national, repas, apéros…

Pour le retour
Il suffit de reproduire l’aventure dans l’autre sens. La nécessité de passer une nuit à Patras ou à Ancône dépend des horaires des ferries. Par exemple, en débarquant le matin au port du Pirée, il est possible d’arriver à Patras dans l’après-midi pour embarquer dans le ferry vers Ancône le soir-même.

Comme le pass interrail ‘ïles grecques’ que nous avons utilisé permet 4 traversées à l’intérieur de la Grèce, et que seules 2 ont été utilisées, une escale à Santorin ou Myconos peut permettre d’agrémenter le trajet. Enfin Athènes aussi mérite une visite. Toutes les combinaisons sont possibles en fonction du facteur temps et du budget.

La philosophie générale pourrait être de « rentabiliser » au maximum l’empreinte carbone malgré tout générée.

Notre bilan carbone
Émissions de CO2 pour une distance A/R de l’ordre de 6000 km :

·         train + ferry = 486 kg,

·         avion = 1186 kg.

A noter : le Groupe d’experts intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC) indique que pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, chaque personne devrait émettre en moyenne et au total, pas plus de 2 tonnes d’équivalent CO2 par an.

Vous trouverez les détails pratiques, des adresses et des liens sur la fiche ‘202509_FichePratique_AlsaceCreteSansAvion.pdf’.

202509_FichePratique_AlsaceCreteSansAvion

 

Dominique et Michelle, septembre 2025