Le tourisme se porte relativement bien en Grèce mais ses revenus (près de 13 milliards d’euros selon la Banque Centrale grecque) sont inégalement répartis sur le territoire : 90 % vont à cinq des 13 régions grecques. L’île de Minos absorbe à elle seule un quart des revenus liés à l’activité touristique, l’autre quart allant à la région de l’Égée du Sud (Santorin, Mykonos, Kos et Rhodes). D’autres régions s’en tirent relativement bien : les îles ioniennes Cephalonie et Corfou (11,8 %), la région de Thessalonique et de Chalcidique (13,2 %), et l’Attique avec Athènes (13,6 %). Par contre, les îles de l’Égée du Nord comme Samos, Lesbos et Chios n’ont drainé que 1 % de l’activité en raison de la crise migratoire, le Péloponnèse 2,5 %, la Thessalie, le Pélion et les Météores 2,4 %…

Cette activité touristique rapporte en Crète plus de 3 milliards d’euros soit, pour ses 623 000 habitants, un revenu annuel moyen de 5 000 euros par personne.

En 2016, la Grèce a accueilli près de 30 millions de touristes, un nouveau record. En tête, la Macédoine (6,4 millions), puis l’Égée du Sud (5,2 millions), l’Attique et la Crète (4,5 millions). C’est cependant en Crète que les touristes dépensent le plus (682 euros en moyenne par touriste).

Si les touristes allemands sont les plus dépensiers (2,13 milliards), les Anglais ont laissé en Grèce 1,94 milliards, les Français 890 millions, les Américains 728 millions et les Italiens 722 millions d’euros.
D’après un article de la Griechenland Zeitung du 31 mai 2017

Le nouvel aéroport de Kastelli

Le projet – contesté – de construction d’un nouvel aéroport à Kastelli (voir Pes Mou 62) a franchi une nouvelle étape au début juin : le gouvernement grec a désigné un consortium gréco-indien pour la construction de ce nouvel aéroport qui s’accompagnera de la construction d’une voie rapide de 18 km qui ralliera la grande route entre Heraklion et Agios Nikolaos. A également été accordée à ce consortium la gestion de la zone commerciale de plus de 390 000 m² de cet aéroport alors que 10 000 autres mètres carrés seront gérés par des organismes publics en vue de promouvoir les produits locaux de cette région. Le coût de la construction a été évalué à 480 millions d’euros avec une participation financière de 52 % du consortium.

Par contre, aucune date n’a été avancée pour la mise en service de cet aéroport qui devrait remplacer l’actuel aéroport Nikos Kazantzaki d’Heraklion construit au début des années 1970 et qui accueille annuellement 4 ­millions de voyageurs.

Santorin envahie par les touristes : danger !

Qu’ont en commun l’Islande, Venise et Santorin ? Elles font partie des 10 destinations les plus prisées d’Europe et envisagent « d’adopter des mesures restrictives afin de limiter l’industrie touristique qui met en péril leur écosystème » (DNA du 8 juillet 2017).
À Santorin, par exemple, 70 000 touristes (dont 13 000 croisiéristes) envahissent quotidiennement l’île et les ruelles de la capitale Phira. Mesure envisagée par le président du port : limiter à 8 000 les débarquements quotidiens dans l’île volcanique. Question : quels seront les privilégiés ? Les Chinois ?
Les touristes les plus aisés ?